marieImaginons que cela soit de bouche à oreilles, même si les oreilles sont mille milles loin, eh bien voici ce message que nous a adressé Éditeurs associés, l’association qui organise à Paris le Festival Raccord(s) – que nous saluons.

« Bonjour, Je suis Ana Torres des Éditeurs associés, une association animée par les éditions À Propos, Chandeigne, Esperluète et Points de Suspension, mettant en avant l’édition indépendante. Nous organisons le Festival Raccord(s) qui tisse des liens entre les livres et de nombreuses autres formes artistiques pour montrer l’objet livre sous un jour insolite. A l’occasion du Festival, nous proposons le mardi 25 avril à 19h une soirée autour du livre Jours de répit à Baigorri de l’écrivaine Marie Cosnay. Cet ouvrage poignant raconte l’accueil de migrants dans le village basque de Baigorri. Quelques jours relatées par la poétesse qui témoignent d’une aventure humaine incroyable et d’un message fort sur les liens d’hospitalité. La rencontre se fera à la librairie des éditeurs associés (11 rue de Médicis), dans le 6e : il y aura une lecture, puis une discussion avec l’auteure. (…) Bien cordialement, Ana Torres. »

Présentation. « Jours de répit à Baigorri de Marie Cosnay par Nicolas Marsan (La Fabrique Affamée) paru aux éditions Créaphis suivie d’une rencontre avec l’auteur.

Le 20 novembre 2015, près de cinquante migrants, tous des hommes, arrivent à Baigorri. Ils ont quitté Calais après avoir fui l’Irak, l’Iran, l’Afghanistan, le Soudan, l’Érythrée. Ils sont accueillis pour l’hiver dans le cadre d’un dispositif relayé par la Préfecture. Invités à accepter l’accueil qui leur est proposé, on les pousse à renoncer à leur rêve d’Angleterre.
Le climat est délétère, des villes proposent l’accueil, d’autres protestent. On entend qu’à Biscarosse, des migrants ont dû être protégés des habitants par les policiers. Mais à Baigorri, il se passe autre chose. Ce village, unanime, fabrique une espérance. C’est peu, sans doute, mais ça change tout.
L’écrivain Marie Cosnay a participé à ce projet et a pris note. Elle a écouté les personnes impliquées dans cette aventure d’hospitalité. Elle a éprouvé la joie qui se répandait : il fallait, écrit-elle, « tenir à ça, se tenir à ça, à la joie qui se répandait, une joie contre les terreurs et les resserrements ». »

Voilà, diffusion de l’invitation faite. Qui provoque ici-même une onde propice à ré-écouter la lecture de Marie Cosnay enregistrée par nos soins à Rennes.

A écouter ici.