Capture d’écran 2018-12-18 à 21.49.28Macron : pas un mot sur l’écologie ou le climat alors que la COP 24 poursuivait péniblement ses travaux en acceptant que la planète s’achemine vers une augmentation de 3 ou 4 degrés. Alors que les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de plus de 3% en 2017 en France. Avec au beau milieu de tout cela, les banques et les grands pollueurs du pays – lire ici & .

Loin de ce personnage épisodique mais aux très lourdes responsabilités, comme l’indiquent les ONG qui assignent l’État en justice pour inaction face au changement climatique – voir ici-, et pour ne pas se complaire dans ce qui va de mal en pis en adoptant les théories à succès du grand effondrement, il nous reste les mobilisations citoyennes globales, seules capables de faire bouger les choses, voire bousculer la myopie politique des démocraties occidentales. Comme lors de la dernière descente dans les rues à Rennes le 8 décembre dernier, avec un peu de Gilets jaunes, « pour faire sonner l’alarme climatique » (photo ci-dessus et en une).

Alors parlons ce jour des envies partagées d’un autre être-au-monde, frugal, heureux et créatif.

En passant de la manifestation au manifeste – étymologie: du latin manifestus, « palpable ». Voici qu’en tout début d’année, pour Radio Univers j’apportais ma signature au Manifeste pour la frugalité heureuse. En cette fin d’année, il m’apparaît aller de soi de partager celui-ci et de le faire tourner en raison de l’accumulation de signaux d’alarme appelant à un sursaut radical face à l’urgence climatique. Rappelons qu’au rythme actuel, cette bataille est perdue.

Un manifeste de plus? Difficile qu’il en soit autrement. A ceci près que celui-ci prône une architecture écologique qui « ouvre les chemins de la frugalité, alternatifs aux visions technicistes, productivistes, gaspilleuses en énergie et en ressources de toutes sortes. » Pour en savoir plus, lire ici cet entretien avec l’un des trois initiateurs de ce Manifeste pour la frugalité heureuse. Leur texte rappelle les responsabilités des «professionnels du bâtiment et de l’aménagement du territoire». Le territoire étant la bonne échelle de réflexion, car la mondialisation a cherché à nier ce rapport au sol et aux lieux.

Parmi les signataires, il y a «quelques communes rurales de combat», comme Langouet, en Ille-et-Vilaine. Et c’est bien naturel que Radio Univers figure parmi ceux-ci. Militant en ce sens depuis déjà quelques décennies – lire ici-, la construction d’habitats en bois ou en terre crue, est loin d’être là une inconnue. Sans compter, ajoutons, la sobriété rurale, spaciale et énergétique de nos propres studios de radio.

Belle occasion au passage pour ré-écouter notre entretien avec Rébecca Baudrier, une architecte spécialisée en construction de terre crue basée à Rennes (35).

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Ainsi la terre crue figure-t-elle dans des projets ambitieux en taille. Comme en témoigne cette délibération de la Ville de Paris. Qui s’engage aussi dans cette démarche de la frugalité. Et renverse du même coup les préjugés qui cantonnent l’architecture de terre crue à la ruralité. Le Conseil de Paris, lors de la séance des 10, 11, 12, et 13 décembre dernier émet ce vœu pour l’usage des matériaux les moins émissifs en carbone, le réemploi des terres excavées, etc.

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D.D

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ruCe qui a été dit et écrit ici-même autour du Chaos climatique.

Ainsi qu’à l’occasion de cette chronique, une nouvelle page s’ouvre: Habiter, la page.