macrNotons à l’avantage de notre jeune PR, témoignages à l’appui, la réalité d’une filiation entre le philosophe Paul Ricœur et lui…

Une filiation apparente suite à leur rencontre par l’intermédiaire de son professeur François Dosse, à l’occasion de l’édition de l’ouvrage de Ricoeur La Mémoire, l’histoire, l’oubli (Le Seuil, 2000).

« Je donnais un cours d’historiographie à Sciences Po, se rappelle Dosse, auteur d’une biographie du philosophe parue en 1997. Ricœur, qui n’était pas historien, cherchait un étudiant pour aller en bibliothèque, monter l’index, chercher des références. Je lui ai dit que j’avais sous la main un étudiant fort brillant. »

5127973_7_ebe1_chez-jean-pierre-et-catherine-goldenstein-en_b5e08080f0a8223da2014069410c5cbcDosse assure avoir été témoin d’une « vraie relation, de plain-pied, quasi filiale », entre le vieil homme et le jeune étudiant, qui fut même invité aux 90 ans du philosophe en 2003 ( photo ci-contre: Ricoeur, Dosse et Macron, le doigt pointé ).

Ricœur-97_WEBCe président ( photo ci-dessous : E.M alors étudiant en compagnie de Ricoeur) – qui honore aujourd’hui le faste républicain- avait 23 ans à l’époque. Le célèbre phénoménologue Paul Ricœur lui aurait, dit-il, amené une « culture politique » et « l’a poussé à faire de la politique », notamment grâce à sa réflexion « sur la possibilité de construire une action qui ne soit pas verticale (c’est-à-dire qui ne soit pas prise dans une relation de pouvoir), mais une action qui échappe dans le même temps aux allers-retours permanents de la délibération ».

Et voilà parfois comme s’engagent ici-même les plus belles occasions… pour ré-écouter nos entretiens avec l’historien François Dosse lui-même.

Ceci pour sa biographie non de Ricoeur mais de Cornélius Castoriadis, théoricien de « l’institution imaginaire de la société ». A écouter ici.

Ainsi que pour cette autre biographie sur Deleuze. A écouter ici.

Pour ces trois-là, Castoriadis, Ricoeur, et probablement Deleuze, « c’est bien cette question du foyer imaginaire des relations sociales et de la production sociale qui est, je crois, notre intérêt commun ». ( Ricoeur dans Dialogue sur l’histoire et l’imaginaire social, p 39).

Pour l’heure de combat anti-social, chez Macron – triste farce !- que reste-t-il en lui du vieux philosophe ? Nous n’insisterons pas ici plus que ça – et renvoyons à la chronique précédente. Interrogée sur France Inter le 2 septembre 2016, la philosophe Myriam Revault d’Allonnes – membre du conseil scientifique du Fonds Ricoeur, est claire sur le personnage « Ou bien Macron se prévaut d’être lui-même philosophe, ou bien c’est son entourage qui fait circuler cette information… Il est indéniable qu’il ait une culture philosophique, c’est évident, mais de toute façon ce n’est pas parce qu’on a fait de la philosophie qu’on est un bon politique ».

D.D

Notre entretien avec la philosophe Myriam Revault d’Allonnes, à ré-écouter ici.

Ce qui a été écrit ici-même autour de Ricoeur/Castoriadis.