Le sociologue Robert Castel, observateur incontournable de la place du travail et de ses transformations dans la question sociale, revient sur la construction de la société salariale et sa fragilisation, dans un contexte d’insécurité sociale croissante et d’incertitudes multiples. Il s’inquiète en particulier de la résurgence de la figure du travailleur pauvre, symbole d’une nouvelle infra-condition salariale, le précariat.
Robert Castel nous a accordé ce long entretien aux Champs Libres à Rennes, à l’occasion d’une conférence organisée par le Bureau des Temps de Rennes , dans le cadre des » Jeudis du Temps ».
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2 comments
pascal says:
mar 13, 2013
Intéressant, mais complément dépassé: les trente glorieuse ne reviendront plus et l’abondance issu de la maltraitance des ressources et du tiers-monde non plus.
Quand au discours sur la décroissance, n’étant pourtant militant décroissant moi-même, est inconsistant. L’économie est mondial, les droits sociaux ne sont que des marges d’ajustement concédées qu’en temps de croissance, donc d’abus. Il faut réduire notre dépendance à l’économie donc au travail producteur de valeur et construire des organisations sociales pouvant organiser la production de subsistance hors économie. La propriété sociale tel que présenté n’est octroyé qu’en échange de profit ! enfin aujourd’hui personne ne peut douter de l’impuissance de l’état face à l’économie.
Aïe, aïe, Aïe la nostalgie des trentes va nous faire du mal …
D.D says:
mar 21, 2013
Aïe, aïe, Aïe…la fin du travail, un mythe démobilisateur:
http://www.monde-diplomatique.fr/1998/09/CASTEL/10915