Capture d’écran 2018-08-25 à 15.52.23« A propos d’omelette, la poésie nourrit, le chamalov rose de la poésie, le sushi le pain bis l’oumous l’eau plate le rosé, la viande rouge de la poésie, le vin rouge, les tables en quinconce en carrés en long en quartiers, les chaises l’absence de chaise, la sono de la poésie, les lumières le piano pianiste contrebassiste trompettiste, l’artiste, l’écran sur le mur au plafond en angle, l’écran plat de la poésie, le projecteur préfecteur réflecteur, le micro de la poésie nourrit, crie craque crache crépite en criant quand il crie il nourrit en remplissant l’estomac des oreilles de shushi petits pois haricots batavia pain bis persil, la poésie sursaute fait des grimaces trémolos bégaye racle tacle, est rigide, est tombe par terre, tomber la nourriture de la poésie entre les tables, il faut balayer nettoyer la salle après, la salle est très sale après, pour qu’une autre nourriture nourrisse en tombant par terre, les hommes tous les hommes meurent de faim tous les jours les hommes se nourrissent, il faut nourrir les hommes. »
Extrait de diokopekik à Yogyakarta, un inédit d’André Gache, poète.

Il a publié une vingtaine de livres ou textes en revues, participé à des festivals de poésie et entretient un blog littéraire et artistique : http://okibou.blogspot.fr.

Lecture poétique performée à écouter ici.