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Cellule « Demeter. » N°920.

Written by on 24 décembre 2019


Attention, ce n’est pas une blague (…) On en apprend tous les jours ».

Fabrice Nicolino, président de l’association Nous voulons des coquelicots.

Qui est fou ? Etc. Décidément, chaque jour apporte son lot de surprises. Un morceau après l’autre. Sachant que les jours se suivent et se ressemblent, enfonçant chaque fois, tranche par tranche, un peu plus ce pays dans la… folie. Voire dans un abîme profond.

Ainsi, apprenez à connaître Demeter.

Quoi Demeter ? « Attention, ce n’est pas une blague (…) On en apprend tous les jours » nous averti Fabrice Nicolino, président de l’association Nous voulons des coquelicots, à lire ici.

Qu’est-ce donc cette Demeter ? Connue comme la déesse grecque des moissons. Eh bien! c’est le nom d’une cellule de la gendarmerie nationale, appelée à lutter contre « l’agribashing » – suite à la campagne de com mensongère de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) qui, encore une fois, a gagné en amalgamant « monde paysan » et « élevages industriels » !

Nouvelle preuve de la mainmise des lobbies sur le gouvernement, Demeter consiste en l’installation de policiers qui traqueront – ou moissonneront – les marques d’hostilité à l’encontre des… zigotos de la FNSEA, qui se font passer pour victimes. Avec en point de mire des policiers : tout point de vue dissident sur les pesticides ou l’élevage concentrationnaire. Voire sur la méthanisation industrielle menée à marche forcée qui menace à terme la souveraineté alimentaire de notre région, eau potable comprise.

Le monde de la politique et celui des médias ont fait d’immenses efforts pour rendre notre esprit de plus en plus étriqué jusqu’à ne pas voir pareille manoeuvre. Avant qu’il ne disparaisse dans un transit intestinal, à l’heure des réjouissances gustatives et des repas arrosés, approchez-vous prudemment de la question de notre propre dévoration, mais placez-la au centre de la discussion entre amis ou parents. Ne la ratez pas ! Car bientôt l’on pourra vous dénoncer et vous faire payer au prix fort d’avoir exposer ainsi la réalité à table.

Car la folie est là. Et trop peu la voient. Et qui voit peu voit toujours trop peu. Quand tout le monde devrait prendre soin du droit d’informer. Pour mieux voir.

Puisqu’ainsi des « actions de nature idéologique, qu’il s’agisse de simples actions symboliques de dénigrement du milieu agricole … » tomberont sous le coup de la répression. Et cela va sans dire, de la délation.

Criminaliser tout droit à l’information, voilà une grande politique nationale digne de sinistres crétins patentés, en mélangeant pêle-mêle dans ce cas, des vols de tracteurs ou matériel agricole avec les prises d’images des lanceurs d’alerte sur les souffrances animales, ou le témoignage des victimes des pesticides.

En cette fin d’année, voici ainsi la surprise Demeter : une cellule policière mise à la disposition des aberrations éthiques, en cours ou à venir…

Parmi celles-ci – mais peut-on encore les rappeler ?- les dérives de la recherche agronomique qui usine des animaux d’élevage génétiquement modifiés, jusqu’à fabriquer ces monstruosités de bêtes hypertrophiées qui ne tiennent pas debout. Comme les dérives de la pratique d’abattage industriel dénoncée via réseaux et vidéos, par exemple le gazage des cochons dans des fosses à CO2, les expériences conduites sur les « vaches à hublot » , etc. Comme les dérives du dépérissement des sols, du saccage organisé des eaux, de la disparition de la biodiversité et des atteintes à nos propres organismes par les pesticides dans l’air.

Oui, cet empressement d’Etat à cacher ce secteur éminemment sensible est révélateur d’un virage de nature totalitaire. Une folie !

D.D


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