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Que lire dans cette image prise lundi midi depuis le seuil de ma porte – voir aussi ici-, où le soleil brille en miniature dans un ciel breton couleur sépia d’un monde qui se réchauffe ?

La déstabilisation écologique globale change tout, même notre façon de voir. De percevoir, d’interpréter, de décoder. De façon proche à celle lorsque, se frottant les yeux, on se réveille d’un rêve de clair de Lune qui traîne en longueur.

Tout ceci est déjà en train d’arriver, bien entendu. A mesure de l’expansion inexorable de l’idéologie capitaliste et d’une crise climatique qui se développe à un rythme qui dépasse largement tous les efforts pour mettre en œuvre des stratégies pour sa résolution.

Galilée a déclaré que la nature est « sourde et inexorable à nos prières, elle n’est pas disposée à altérer ou changer l’enchaînement de ses effets ». Elle n’a aucune obligation envers les hommes, n’a passé aucun accord avec eux.

Le livre de la nature n’est pas écrit pour nous et ne s’adresse pas à nous.

Explication à cette pénombre de lundi – depuis le poste d’observation de l’urgence contemporaine qui « fait parler » la nature. A la question adressée à Météo-France: « Est-ce une anomalie climatique ?  » Le sable, non. Mais l’ouragan Ophelia, oui. On a vraiment des données exceptionnelles: à la fois sa force, et le fait qu’il passe très près de l’Europe occidentale. »

Voilà, finalement, ce qu’a dit ce ciel encombré de poussières de sables du Sahara et d’odeurs de feux qui ravagent le Portugal: par-delà le réchauffement des océans, il renvoie à notre sensibilité à l’endroit de notre état d’ignorance.

D.D

Ce qui a été dit et écrit ici-même autour du réchauffement climatique. Ainsi que des « Cassandre« .