Capture d’écran 2018-08-10 à 00.06.56« On se dit, allez zou, il ne faut pas se laisser abattre, ce doit être la fatigue, ou tous ces jours pluvieux qui nous entassent la cervelle. Réflexe : fuir. On saisit la première revue sur la table. On ne lit pas, non, on regarde les images, les visages des uns, les visages beaux : des inconnus. De parfaits inconnus se dit-on, et puis on rectifie : des inconnus : parfaits. On leur sourit comme à des frères, on leur invente une vie simple et douceur, une vie à l’abri. Cela nous fait du bien ces inventions humaines. » Edith Azam, On sait l’autre, POL.

La poétesse Édith Azam confie ainsi à quel point la langue la « ligote » et combien la poésie lui permet de se « libérer de son emprisonnement. »

Lectures en rediffusion.

A écouter ici.