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Engrenage. N°456.

Écrit par sur 16 décembre 2010

Dans le câble 07PARIS306, consultable (en anglais) sur le site de WikiLeaks un document instructif de l’ambassade des Etats-Unis à Paris pointe les médias français. Voici ce qu’il y est dit :

« 17. Les grands journalistes français sont souvent issus des mêmes écoles d’élite que de nombreux responsables gouvernementaux.Ces journalistes ne considèrent pas nécessairement que leur rôle premier soit de surveiller le pouvoir exécutif. Nombre d’entre eux se voient plutôt davantage comme des intellectuels, et préfèrent analyser les événements et influencer leurs lecteurs plutôt que de rapporter les événements.

18. Le secteur privé des médias en France (presse écrite, TV et radio) continue d’être dominé par un petit nombre de conglomérats, et l’ensemble des médias français sont davantage régulés et soumis aux pressions politiques et commerciales que leurs homologues américains. Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, créé en 1989, nomme les dirigeants de l’ensemble des chaînes TV et stations de radio publiques et surveille leur contenu politique.

19. L’accès à internet se développe de manière continue en France, notamment chez les jeunes générations, et remplace rapidement les médias traditionnels. Toutes les grandes chaînes de télévision et stations de radio ont leur propre site internet, tout comme les grands organes de presse écrite. Les blogs sont un moyen de communication de plus en plus populaire pour les minorités et les ONG, qui les utilisent pour exprimer des opinions qu’ils estiment ne pas retrouver dans les médias traditionnels »

La connivence de l’élite des journalistes, la paresse par rapport au travail d’enquête et la soumission aux impératifs politiques. Bref, le journalisme est un des rouages les plus puissants de la pensée dominante. Y compris bien entendu ajouterait-on dans son mépris de l’activité créatrice du peuple.

Ayant comme pratique matinale ma demi-heure de lecture en TER, forte éloignée -je le souhaite- des intentions idéologiques des-dits « journalistes » cités plus avant, ainsi ai-je en mains, aujourd’hui comme hier, avant-hier, ou n’importe quel matin de l’année 2010, comme des années précédentes depuis ce début de décennie de déplacement domicile/travail par chemin de fer -et chez moi ça l’a marquera- un bon livre de philo. A la condition qu’il soit offensif, pas moins.

Ainsi puis-je témoigner ici comme dans ma besace de la pratique populaire de la philosophie. Etant pratique et populaire, elle est réellement sociale compte tenu de sa «position», c’est-à-dire de son comportement en face du monde. Que me dit-elle au réveil? Eh bien ça, c’est peu mais cependant c’est déjà pas mal: afin de concilier existence (ce qui est) et modalité (ce qui est possible), il existe plusieurs grands modèles de la réalité.

A ceci près que « l’attitude grecque ancienne n’est pas une attitude d’équilibre et d’harmonie. Elle part de la reconnaissance des limites invisibles de notre action, de notre mortalité essntielle, et du besoin de l’autolimitation. » (Castoriadis). Une philosophie pratique pour voir les choses autrement qui est celle de savoir apprécier mille petits bonheurs si familiers, si ordinaires qu’ils passent inaperçus comme en ce qui me concerne après cette quinzaine de froid sans chauffage ni chaudière -et pour avoir endurer des conditions minimales- le doux retour de l’eau chaude pour une douche matinale si apaisante. La chaudière? une chose vitale cachée!

Chaque matin donc , dans les plis de la routine, pour attaquer ma journée il m’apparaît bon de me tenir éloigné des vieilles roues dentées engrenées (« grands journalistes français ») qui écrasent ce qui me reste de rêves, et d’avoir en tête l’existence d’un large éventail des points de vue sur cette même réalité; réalité qui ne peut se réduire à un seul et unique engrenage.

L’engrenage ? Nous baignons dans une société anxiogène au plus haut point (qui chaque jour va en s’aggravant) dans laquelle les gens, toi, moi, les autres, ont un ultra-besoin d’informations. D’où la démultiplication des sources nouvelles d’infos. Evidemment la question qui vient est celle-ci: l’anxiété vient-elle de l’info ou est-ce l’inverse? Et s’il y a crise vient-elle de l’accumulation des peurs de tout un chacun ou bien est-ce le contraire? N’empêche que l’imaginaire collectif s’est fourré là-dedans tant qu’il n’aperçoit pas la lueur d’un horizon dégagé. Il guette…Car le trou noir de l’affaire c’est bien
entendu l’économie (lire ce point de vue), condition pour que froid puisse ou pas s’installer durablement à la maison. Gare à nous! et demeurons informés.

D.D


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