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«Les images m’aident à traduire le sans-mot en mots». N°959

Écrit par sur 23 septembre 2020

Pourquoi est-ce que je cache mon visage derrière ma main droite ? […] Je le cache parce que je n’aime pas qu’un garçon qui n’est pas d’ici se mette à me photographier sans même m’avoir demandé la permission.

Cette phrase est la légende de La petite coquette de Toledo, portrait signé du photographe Pablo Corral Vega.

L’image de cette petite coquette qui se cache est tirée de l’édition 2020 du Festival Photo de La Gacilly consacré à l’Amérique latine, « Viva Latina ! « . Mais avec le Covid 19, la visite se fait masquée et en silence.

Comme on s’en doute, chaque demi-visage de visiteur étant caché, il importe peu de se mettre à le photographier sans même lui avoir demandé la permission.

Autant de bonnes raisons qui m’amènent à me sentir embarrassé à décrire cette édition régie avec orthodoxie rigoureuse toute « covidienne ». Qui, visuellement et sans être dénuée de toute valeur au regard de tant d’oeuvres remarquables, ne se décline pas autour d’un futur enthousiasmant.

Reste à la commenter par un langage sans mot. D’où ma photo !

Dans la critique d’art, il est très difficile de trouver des mots qui parlent d’un langage sans mot mais qui est néanmoins un langage immensément nuancé et complexe. Faire cette traduction exige un état un peu halluciné. Voilà pourquoi il est si rare que ça marche. »

John Berger, écrivain britannique et critique d’art – «Les images m’aident à traduire le sans-mot en mots», entretien à Libération.

D.D

Ce qui a été dit et écrit ici-même autour de John Berger. Ainsi que du festival photo de La Gacilly.


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