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Véronique Taquin, Un roman du réseau.

Écrit par sur 28 septembre 2012

Véronique Taquin est une romancière française. Elle a travaillé avec le philosophe Gilles Deleuze sur l’émotion au cinéma, et publié des articles et des essais sur la littérature et le cinéma, l’économie et la politique. Elle élabore une série romanesque sur les effets des médias sur nos imaginaires. « Vous pouvez mentir » évoquait la correspondance et la radio. Son dernier roman « Un roman du réseau » aux éditions Hermann, 2012 (d’abord diffusé et commenté en ligne sur Mediapart), concerne Internet. C’est à l’occasion de sa sortie, que nous l’avons rencontré à Quimper.


Les opinions du lecteur
  1. Françoise   Sur   7 octobre 2012 à 16 h 58 min

    Le jeu de taquin est un petit puzzle fait d’une quinzaine de carrés numérotés que l’on peut glisser, pousser, grâce à une case laissée vide, afin de les remettre en ordre…Que l’on appelait « pousse-pousse » dans mon enfance et dont on ignorait la théorie mathématique…

    Dans « Un roman du réseau » de Véronique…Taquin, « Lessen est un jeune élève de classes préparatoires scientifiques, engagé dans une thèse sur l’introduction des grandeurs négatives en mathématiques. »

    Pierre Bourdieu a été un des premiers à réaliser une recherche sociologique sur les « Grandes Ecoles » françaises qui préparent, formatent, dressent, les futurs dirigeants du pays, créant une micro-élite, constituant une véritable réseaucratie.

    Micro-élite s’adonnant aux jeux de rôles et maintenant connectée jour et nuit à internet, mais aussi grande consommatrice d’antidépresseurs, présentant un taux de suicide plus important que dans les cycles universitaires, avouant pour 90% de ceux qui fréquentent les psychologues et les psychiatres des difficultés relationnelles, des problèmes affectifs et névrotiques.

    Alors ces personnages du « roman du réseau » qui se dédoublent et se démultiplient, enrôlés, intégrés, dans le dispositif du média numérique, dispositif de multiplications d’interactions individuelles et sans lendemain, hallucinés, parfois proches de l’hypnose, préfigurent, pour moi, cette micro-élite justement. Atomisés et plus seuls que jamais, victimes de jeux complexes qui les désagrègent lentement et feront d’eux des petits carrés que l’on pousse, dès qu’une case se libère, indéterminés et froids, et qui seront nos dirigeants.

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