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A propos… N°1256

Écrit par sur 10 juin 2026

A propos… Ces jours derniers, il nous a fallu attendre que soit rétablie la connexion internet à notre lieu de diffusion. Suite à une dégradation qui a mis à bas un poteau de télécommunications planté en bord d’accotement ayant entraîné l’arrachage des fils, et occasionnant, nous concernant, une situation de diffusion précaire.

En allant vite mais sans aller trop loin en suppositions, retenons a priori qu’il apparaît fort vraisemblable que l’origine de l’incident pourrait être due à un engin agricole… trop pressé. L’un de ces lourds engins de fauchage-moissonnage à dimension inadéquate par rapport à l’entrée exiguë de champ. Ou bien, autre possibilité, une remorque particulièrement chargée en round ballers à s’être embringuée à fond les ballons dans des fils aériens passablement avachis. Il n’est pas sûr que, dans ses manoeuvres et trajectoire mal négociées, son chauffeur dans sa cabine climatisée tel un conducteur d’usine hors-sol, s’en soit aperçu. Pourtant.

Prendre soin de l’entourage s’avère une tâche ingrate – quand la rentabilité horaire est le facteur primordial- pour ces gros engins rapides et surpuissants, quoique d’ordinaire maniables qui sont, parfois voire souvent, pilotés d’une main, l’autre étant dédiée à une manipulation du portable propre à la prise de nouvelles commandes d’autres travaux en d’autres lieux.

Depuis trois décennies en cet endroit d’usages radiophoniques et raison pour notre part, havre de paix bucolique maintenu éloigné de la vitesse et de toute agitation-assignation inhabituelle, l’effet perçu a bien été celui d’une mise en état d’alerte. Qui nous a asséné un coup de chaud.

Être à la fois là et ailleurs, telle est de nos jours la mission commandée à tous ces chauffeurs d’engins de tout calibre. Qu’importe le contexte d’autant quand il apparaît à l’écart de tout ce qui contribue au business. Pour donner une image, dans cet affrontement Nature/machine, la brutalité du geste a été celle d’un écrasement. Oh! Y a pire ailleurs, bien sûr.

Il me vient ainsi à l’oreille des témoignages d’inquiétude de villageois qui se demandent si ces conducteurs-là ont bien saisi la mesure de leur temps de freinage en cas d’irruption d’un gamin sur la chaussée, par exemple.

Dans notre cas, on suppose que le conducteur lui-même n’aura pas été sans évaluer à vue d’oeil (ou de ses radars arrières) les conséquences bien visibles. D’autant qu’il y a répondu par la poudre d’escampette, le ficher le camp sans avertir qui que ce soi, entre autres le service de téléphonie concerné en premier lieu, laissant derrière soi une bonne cinquantaine de mètres de fils arrachés, partiellement dénudés, écrasés, couchés à même la chaussée.

Ce qui leur apparaît obsolète à ces transformateurs de campagne en espace fonctionnel, c’est qu’en de tels endroits d’une Nature qu’ils décrètent inerte, il s’y tient la lenteur. Non celle identifiée à de la nostalgie – ou à de la technophobie, quoique-, mais celle d’une certaine manière d’être disponible aux lieux et aux saisons. D’en prendre soin.

Ceci étant dit sous toutes réserves, n’ayant nul motif par ailleurs qui amènerait cependant La Chronique d’ici-même à penser à un acte malveillant.

D.D

Ce qui a été dit et écrit ici-même autour de Notre histoire racontée.


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