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Arts des villes, Arts de champs, et « La Chose commune ». N°749

Écrit par sur 24 août 2016

chosecommuneArts des villes, Arts de champs, Malguénac (56), le 19 août 2016. Courte présentation de type guide touristique pour itinéraire Bis: très bon mix d’ambiance de festival breton et de recherche dans la programmation musicale de Jazz.

Un mot quand même sur l’organisation. Elle émane de gens, dont beaucoup sont musiciens, qui militent « pour la biodiversité culturelle du Centre Bretagne », et qui cherchent à « contribuer à ce que le jazz ne soit pas considéré comme une musique élitiste comme bien souvent ». Et pour « décoller cette image du jazz », les bénévoles de Polyculture, leur asso, défendent une qualité.

Entendre: qualité de programmation, vaste panel de musiques et convivialité. Profitant pour cela d’une salle elle-même de qualité, la salle polyvalente de ce vieux village fort habitable aux maisons de pierres de Malguénac bien-nommée salle Nougaro, car elle bénéficie d’une qualité acoustique remarquable reconnue par les grands noms du jazz. Et ainsi de bouche à oreille… ce festival les attire.

Voilà en quelques mots l’histoire de la création d’un vrai lieu qui s’enracine toujours dans le présent créatif à l’affiche éclectique. Initiative plus que louable à l’effigie de cette jolie vache jaune et noire, emblème et mascotte du festival, puisque ce festival rural est modeste car sans excentricité, et très précieux car rare de nos jours où tout nous désapprend à écouter, comme l’indiquait sur la scène l’autre grand guitariste Marc Ducret qui écume depuis plus de vingt ans les scènes du monde entier. Ou comme récemment l’autre grand voyageur Eric Truffaz sur cette autre scène de Jazz en baie à Granville. 5840a6_17d0e581e5454e2189b7f78b9c99574a~mv2_d_6084_4712_s_4_2

paris_commune_women_smallcasting-de-reve-au-festival-de-malguenacVoici bien en ce pays de Pontivy & Alentours un repère/repaire qui résonne à nos oreilles de radio. Car s’y expriment des convictions et s’y murmure en se maintenant dans le temps (comme en témoignent ici nos deux premiers passages) la nécessité d’exiger des changements profonds dans notre façon d’agir et de penser.

A partir de là, pour son Millésime 2016 de la 19ème édition Jazz & Alentours, il n’y a rien d’étonnant qu’au menu de vendredi de ce festival d’artivistes soit programmé en avant-première Emmanuel Bex et David Lescot “La Chose commune” avec Elise Caron (chant), Mike Ladd (slam), Géraldine Laurent (saxo) et Louis Moutin (batterie).

La_Commune__barricade_rue_de_CharonneEt cette Chose-là est en fait plus qu’un groupe, c’est une idée, et quelle idée! Celle qui mêle le jazz, le slam, la poésie, et le chant, pour faire revivre La Commune de Paris.

Avec à l’origine de ladite Chose -qui fait parfaitement écho à nos préoccupations du moment, d’où la question: oeuvre d’intervention ou geste de résistance?-, Emmanuel Bex (composition, orgue) et David Lescot (écriture, mise en scène, trompette), remarquable pour sa voix et sa belle écriture.
Présentation (voir ici):
« La Commune, c’est une affaire de résistance, comme le Jazz…
Nous allons raconter une histoire double :
Celle des aspirations démocratiques et populaires dont un moment emblématique a été la Commune. Cette histoire c’est celle de ses héros de quelques jours, de ce moment si crucial et si peu raconté par les artistes.
Celle des aspirations démocratiques et artistiques qu’est le jazz. Le jazz est un cri. C’est un espace qui construit une démocratie artistique universaliste. »

En somme, un concert qui fait revivre opportunément « L’imaginaire de la Commune« . De ce dont nous avait parlé à Rennes l’historienne américaine Kristin Ross lors d’un autre vrai grand moment, à l’occasion de la sortie de son livre. Pour qui « « Commune » et « République universelle » représentent deux éléments fondamentaux de l’imaginaire politique de la Commune de Paris, deux expressions dont la charge affective déborde tout contenu sémantique précis » (lire ici). Ce qui me fait dire de relire cette Chronique-ci qui lui est consacrée.

En extrait. En tout début, David Lescot incarne un personnage imaginaire qui raconte ce qu’il voit au premier jour de l’insurrection:

Ou en intégralité.

D.D


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