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Bernard Stiegler, « testament philosophique. » N°954

Written by on 19 août 2020

Bernard Stiegler était philosophe expert des technologies modernes, sa vie s’est achevée soudainement le 6 août.

Considéré comme un penseur majeur de la technique, et particulièrement de la technologie numérique et ses conséquences sociales. Pour la décrire, la comprendre, nous l’enseigner car savoir c’est pouvoir, Stiegler reprenait un terme grec qu’il a remis à l’ordre du jour: pharmakon. Qui désigne à la fois le poison et le remède.

Pour Bernard Stiegler, le numérique est un poison lorsqu’il est abandonné aux géants industriels (Google, Facebook, Amazon, etc…), mais peut être un remède si, à l’inverse, il s’oppose à l’automatisation des esprits. Ce qu’il nommait la «pharmacologie».

Ici, à Radio Univers, nous ne l’avons jamais rencontré pour un entretien. Nous le regrettons, ses passages en Bretagne se firent rares. Cependant, comme avec un vieux compagnon, nous avons suivi son parcours, lus un peu les livres de ce grand producteur d’ouvrages (plus de 30 depuis 1994), écouter avec bonheur ses entretiens en ligne compte tenu de l’ardeur qu’il avait à partager son savoir – même si souvent l’on se perdait dans une foule de concepts comme de pistes d’exploration un chouïa décourageantes car pas faciles à saisir (disruption ou néguentropie, par exemple). Du coup, les effets bénéfiques de ses idées sur la technosphère revenaient volontiers dans nos conversations.

Restera longtemps la trace sur la Toile de ce franc-tireur et partisan, type jovial à l’esprit fertile qui turbinait à grande vitesse, et figure philosophique majeure (300 vidéos sur internet depuis huit ans) des temps nouveaux plongés dans un monde de réseaux de communication et de connexions digitales.

Quelques temps avant qu’il mette fin à ses jours, il avait contacté Philosophie magazine pour la publication d’un « long article en trois parties, synthétisant ses réflexions à la fois sur la pandémie de Covid-19 et la crise de civilisation dans laquelle s’est engagé le capitalisme sous sa forme actuelle (dangereuse pour la nature et nos sociétés). »

Ce qui prend par conséquent la forme d’un « testament philosophique » avec exhortation à ne pas baisser sa garde, était à lire ici – mais le lien, qui était d’accès public, a été retiré.

Par contre, Mediapart vient de mettre en ligne, le 5/09, sa réflexion sur la crise sanitaire qu’il lui avait adressé quelques jours avant son décès, à lire ici. Puis . Puis ici.

D.D


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