Capture d’écran 2017-03-01 à 21.35.38Nous revoici au « Yaouank » – en breton, Yaouank signifie « jeune »- où à l’évidence il s’y crée un état d’esprit particulier qui ne manque pas d’unité. Puisqu’une foule de gens se tenant par les auriculaires, se sont ainsi gavés de cavalcades kilométriques à pied prises dans l’une des circonvolutions reptiliennes ou rondes tournoyantes. Pas de la tarte ! Puisque c’est à vous couper le souffle !

Place à la danse donc, et au souvenir d’un excellent moment passé à Rennes lors de l’édition 2016 de cet énorme fest-noz – 8 000 personnes ont dansé jusqu’au bout de la nuit qui, en novembre, soit dit en passant, commence à faire frisquet. Mais on se sent moins battre les flancs quand les airs et variantes mélodiques de la musique à danser réchauffent. Et quel réchauffement ! Avec ce trio Fleuves – Emilien à la clarinette, Sanson à la basse, et Romain (notre directeur technique, par ailleurs. Merci d’être là aussi !) au clavier Fender-Rhodes.

Airs et variantes mélodiques douces, larges et ascensionnelles qui, à chaque morceau de Dañs Fisel, Dañs Plinn, ou d’Hanter-dro, et selon les modalités spatiales du moment, remodèlent la foule fluide des danseurs en marches ou courses sinueuses, étirées, allongées, et soudainement circulaires. Chacun est invité à entrer dans la danse et à se laisser glisser dans le sillage. Ses premiers pas seront furtifs chez l’apprenti-danseur comme gêné de déplacer quelque chose -seraient-ce ses propres pas. Mais voisins et voisines se feront un plaisir de les lui montrer.

Et comme la rêverie du mouvement, qui se fond dans ces échancrures rythmiques, est sous le signe de la bonne humeur, cela nous donne « à percevoir le singulier et à penser l’universel ». Sans cette dernière, le fest-noz n’aurait peut être pas lieu d’être remarqué imaginairement.

En 2013, avant que ce jeune groupe monte sur scène et livre une prestation reconnue mémorable, ils étaient venus l’après-midi même préparer étroitement leur « Yaouank » – le zénith de la musique bretonne, « Ar Zenith », en breton- dans notre studio de radio à Cuguen, petit bourg au doux nom à tonalité bretonne -kugwenn, de kug « hauteur arrondie » et gwenn « blanc »… Trois années plus tard, rodés par la flopée de festoù-noz (se dit fest-noz au singulier) en beaux pays de la pointe bretonne – ça ouvre des horizons, dièses à la clé-, c’était direct sur scène avec invités à la trompette et aux percussions, et autant de bonheur en partage. L’essentiel !

D.D

Place au concert intégral (en cliquant sur la flèche) :

Ce qui a été dit et écrit ici-même autour de Fleuves.