Capture d’écran 2018-12-03 à 01.09.54Reparler des enjeux du dérèglement climatique, de la finance des énergies fossiles, des verrous qui sont mis à la transition écologique, apparaît judicieux à l’heure où l’on utilise la raison écologique pour justifier d’une taxe qui apparaît à raison pour un très nombre d’entre nous, comme un tour de passe-passe budgétaire.

Ainsi rappelons que Total, ArcelorMittal, Solvay Group, Lafarge France, et tous les autres grands pollueurs du pays sont exonérés de la taxe carbone que chacun.e paie quand il fait son plein ! Et obtiennent la plupart de leurs quotas d’émission gratuitement.

Quant aux banques françaises, 6 des plus importantes du pays, ont réduit depuis la COP21 leur financement aux énergies renouvelables au profit des énergies fossiles, selon le récent rapport d’Oxfam (lire ici). Alors qu’il est urgent de financer une transition juste et durable comme le montre avec force la situation actuelle.

Loin d’une égalité de traitement entre ménages et industriels, le constat est implacable pour un pouvoir qui laisse grimper les émissions à effet de serre: Etat, banques et investisseurs continuent de financer la destruction de la planète. « La politique économique et industriel de la France est la poursuite de ce qui est mené depuis des dizaines d’années. (…) Le business prime sur la préservation de la planète. » nous dit Maxime Combes.

Spécialiste des enjeux environnementaux et énergétiques nationaux et internationaux à Attac France, l’économiste Maxime Combes est l’auteur du livre « Sortons de l’âge des fossiles » (Editions Seuil).

Il était l’invité d’Attac Rennes à la Maison Internationale de Rennes, le 28.11.2017, où nous l’avons rencontré. Entretien.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Capture d’écran 2017-10-07 à 20.42.26ru
Dans le même sillage, ce qui a été dit et écrit ici-même autour du chaos climatique.