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Retour de… Broussaille. N°1261

Écrit par sur 8 juillet 2026

Parfois, il faudrait pouvoir attraper un spectacle par la grande largeur. Là où un jardin, une médiathèque, des salles communales, une église et une médiathèque, changent de destination sans perdre leur familiarité. Dans ce temps où le soleil écrase la terre, s’est tenue ainsi du 29 juin au 5 juillet, l’oeuvre culturelle des bénévoles de Broussaille à Meillac, festival de l’art et du travail d’artistes – une vingtaine de toutes disciplines.

Chaque début d’été, c’est un moment où le bourg se regarde lui-même « entre poésie, art et nature ». Telle une invitation à supputer les bienfaits de « prendre du temps de flâner, d’écouter le vent et de poser les yeux ».

A l’un de ces lieux de flânerie, des regards et des visages, quatre, ceux du peintre Pascal Laloy, auteur d’une performance à densité graphique, mais dont le vocabulaire du geste est minima. De ses mains gantées, il macula quatre grands panneaux, de regards cernés, de traits qui alourdissent, et de quelques touches très justes qui suffisent à donner une forte intensité psychologique. Dans ce qu’il exécutait dans l’instant, croquait-il des personnages existants, ou relevait-il des atmosphères ? Ou retirait-il en ce lieu que rien n’isole du bourg, une charge humaine très élevée, ou encore était-ce de donner la parole aux lieux ? Nous n’en avons pas la réponse. A suivre sur Lieux-dits.eu – voir ici.

Puis la musique gagna en intensité, les beats devenant plus sourds, mais toujours synchronisés pile-poil avec l’acte créatif du peintre en transe. S’imposa au fil des sons qui palpitent, la transformation du lieu. Du jardin public à l’arrière de la mairie qui cesse d’être alors un simple jardin, pour devenir un lieu d’écoute, d’attention.

De surcroît jusqu’au 12 juillet, localisée à la médiathèque, à ce cheminement pictural s’adjoint la trop rare expo de 29 tableaux de Philippe Le Gall. Un peintre qui, sa vie durant en retrait de son époque, cultiva l’art du peu qui n’est pas peu de chose. Et n’a eu de cesse de traquer à la manière d’un promeneur la présence humaine, la lumière et la matière picturale.

Parfois, les bourgs ou villages savent faire d’un espace ordinaire un espace de fête ou de culture sans perdre leur simplicité.

C’est ainsi que le bourg de Meillac, le temps d’un festival des arts, devient oeuvre lui-même.

D.D

Ce qui a été dit et écrit ici-même autour de Broussaille et de Philippe Le Gall.

 

 


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