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A la 1000ème Chronique… N°1000

Écrit par sur 7 juillet 2021

 

L’habitant est […] celui qui participe de l’intérieur au processus même de la naissance continuelle du monde et qui, en posant une trace de vie, contribue à sa trame et à sa texture.  »

Tim Ingold, anthropologue.

A la 1000ème Chronique du jeudi, avant de pouvoir dire quoi que ce soit, j’ai placé en exergue une citation de l’anthropologue écossais Tim Ingold. Parce qu’il parle d’habitant, à sa lecture je me suis senti remuer. Voyez l’image. A regarder le temps défilé, c’est pas du chichi, la phrase m’a parlé.

Parce qu’il s’agit bien de la 1000ème Chronique d’un habitant du coin d’ici. Si bien que, métaphoriquement, portée bénévolement à bout de bras et empoignée à pleine main, cette Chronique hebdomadaire ressemble aussi à une trace de vie. 

Oh! Le monde bouge sans lui, il le sait. Pas sûr d’avoir lui-même tout compris aux préceptes du monde nouveau aux yeux anesthésiés, pourtant son effort hebdomadaire rejoint cette vision des choses.

Avant de remettre les ordinateurs sur 00, et de repartir en piste, ce quidam en question – dont je connais au poil près le mode d’emploi- martèle son impatience à se libérer de cette funeste situation covidienne qui colle aux basques de la planète entière.

Car si ça dure, vers où aller ? Quel avenir bâtir ? Quel monde habiter ?  Or, en renaissant d’on ne sait quelle cendre, la désolation peut s’atténuer et l’énergie vitale se ressaisir vaillante et débrouillarde. Mais ça ne sortira jamais d’un agrégat de cases à cocher.

Alors, cette 1000ème Chronique du jeudi d’ici-même, ne s’attardera pas à hurler aux oreilles d’un monde écrasé par le naufrage des visions du futur, ou les impasses virales du repli identitaire quel qu’il soit, aux relents de moisi.

Que cette 1000ème Chronique laisse alors toutes les possibilités ouvertes ! Pour que s’ouvrent à nous « trame » et « texture » que l’espace-temps historique, passé-présent-à-venir, comporte. Néanmoins l’habitant du monde, errant parfois entre ces lignes, craint « la remontée des seuils ».

Ainsi relaie-t-il toutes affaires pressantes «Vaccinons-nous, vaccinez-vous ! » : la tribune (parue dans Le Parisien) d’Irène Frachon que personne ne peut suspecter de complaisance vis à vis des labos et de leurs cases à cocher.

D.D

 

« En tant que lanceuse de l’alerte sur le Mediator, je vois revenir la question sur les réseaux sociaux : « Que pense Irène Frachon de la vaccination contre la Covid ? » par des personnes généralement convaincues que je serais, en tant que lanceuse d’alerte longtemps opposée aux autorités sanitaires, « forcément » hostile à ces vaccins. Or, c’est tout l’inverse que je pense !

L’analyse du bénéfice et du risque pour chaque médicament ou vaccin est le point fondamental à déterminer avant toute décision de recours à un traitement.

Dans le cas du Mediator, j’ai mené entre 2007 et 2009 des recherches qui ont été publiées dans des journaux scientifiques, après validation des résultats par un comité de lecture, composé de médecins et scientifiques compétents. Ces recherches, qui concluaient à une dangerosité extrême du Mediator, ont été confirmées par d’autres études scientifiques indépendantes, toutes concordantes. Ce processus, garantissant la fiabilité des études cliniques, s’appelle « la médecine fondée sur les preuves » (Evidence based medecine en anglais). Par ailleurs, l’intérêt thérapeutique du Mediator n’a jamais été démontré.

Le Mediator était donc un médicament très risqué et sans bénéfice pour les personnes visées, diabétiques et en surpoids.

L’analyse scientifique, selon des méthodes éprouvées permettant d’éviter les biais de statistiques mal réalisées, est la base de la médecine moderne. Elle doit nous guider dans les grandes décisions thérapeutiques auxquelles nous faisons face, en tant que société et en tant qu’individus.

Comme pneumologue, j’ai constaté les formes très graves que pouvait prendre la Covid, avec des atteintes extensives pouvant détruire la totalité du tissu pulmonaire en quelques jours. Dans bien des régions de France, les hôpitaux ont été au bord de la rupture. J’ai perdu des amis qui n’auraient pas dû mourir. Aucun traitement, hormis la cortisone et surtout le recours à l’administration d’oxygène, n’a jusqu’à présent fait la preuve d’une efficacité établie par des méthodes scientifiques rigoureuses. Nous avons tous vécu les effets sociaux de cette pandémie, chez les personnes âgées, chez les jeunes ; et nous ne sommes pas certains de les avoir encore tous bien évalués.

Les vaccins qui nous sont proposés depuis quelques mois ont été administrés à des dizaines de millions de personnes. Pour ceux qui ont été validés en Europe, leur très grande efficacité mise en évidence dans les études conduites avant leur autorisation de commercialisation a été confirmée par les analyses menées sur de grands effectifs de population vaccinée. Le bénéfice est prouvé et massif.

Comme tout traitement médical, il peut survenir des effets secondaires, rarement sévères. Ces derniers sont aujourd’hui bien identifiés, du fait de l’utilisation massive de la vaccination contre la Covid, et font l’objet d’une surveillance attentive et transparente, à l’inverse de l’exemple du Mediator. La possibilité de prendre des mesures préventives quant à leurs conséquences (tranche d’âge, avertissements sur les symptômes, prise en charge) permet à chacun de prendre la mesure de la balance bénéfice/risque de la vaccination, pour soi-même et pour notre société. Vaccinez ceux que vous aimez, vaccinez ceux que vous soignez, vaccinons-nous, vaccinez-vous ! »

 


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