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Retour sur Ouvéa. N°734

Written by on 4 mai 2016


original-43251-demi1OUTREMER-CALEDONIE-ANNIVERSAIRE5 mai 1988. Bien sûr, ça peut paraître loin, vingt huit ans. Situons quand même le contexte historique : cette petite île – et tout spécialement une de ces grottes – est devenue le lieu d’une tragédie et de crimes de guerres commis par l’armée française.

En avril 1988, pour faire pression entre les deux tours de l’élection présidentielle qui oppose Jacques Chirac et François Mitterrand, quelques militants de la cause kanake tentent de se rendre maîtres de la gendarmerie de Fayaoué, à 20 000 kilomètres de la France, sur l’île d’Ouvéa, en Nouvelle-Calédonie.

Mais l’affaire tourne mal et quatre gendarmes sont tués. Les autres sont emmenés dans une grotte, la grotte d’Ouvéa, où ils sont retenus en otages.

On connaît la suite : alors que la négociation pour leur libération semble aboutir, le ministre des DOM TOM, Bernard Pons, ordonne l’assaut deux jours avant le second tour. 19 indépendantistes seront tués lors d’un assaut démesuré mais la polémique va enfler quand on découvrira à l’autopsie que plusieurs des indépendantistes, d’abord blessés, sont morts après d’une balle en plein front.

Sacrifiés par Chirac, 1er ministre en exercice et candidat, qui veut les utiliser comme chair à sondage.

Dix jours à peine après l’assaut de la grotte d’Ouvéa, Jean-Luc Blain (décédé en novembre 2013), grand reporter à France Inter à l’époque, a récolté le témoignage des Kanaks présents lors de ces événements. La diffusion à l’antenne nationale de son reportage lui en coûtera une mise à pied.

Fondateur par ailleurs du Fifig (Festival du film insulaire de Groix), il avait tenu en 2012 à nous en confier l’enregistrement. Afin de continuer à permettre l’accès à la mémoire sonore de l’événement.

La toute récente visite dominicale de notre premier ministre en Nouvelle-Calédonie -pour la France, puissance coloniale, ce territoire s’appelle ainsi, nom que lui avait donné l’Anglais James Cook, premier occidental à y accoster en 1774- nous redonne l’occasion de ressortir ce document sonore qui, présenté ci-dessous en deux volets, garde toute son actualité. Où il y est question du mensonge d’un ministre de la République, Bernard Pons, et dudit « dérapage » de l’armée française.

Osant rompre la loi du silence 20 ans après les faits, Michel Rocard affirma «Des blessés kanaks ont été achevés à coups de bottes par des militaires français dont un officier. Il fallait prévoir que cela finisse par se savoir et que ceux-là aussi soient garantis par l’amnistie» (lundi 18 août 2008, France Culture).

Voici donc: http://www.radio-univers.com/Podcasts/Grotte%20D'Ouve%CC%81aGrotte D’Ouvéa.mp3]
http://www.radio-univers.com/Podcasts/passerelles/Nouvelle%20Cale%cc%81donie%20Partie%202Nouvelle Calédonie Partie 2.mp3]

D.D


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