La crise du capitalisme qui a lieu aujourd’hui nous ramène évidemment à celui décrit dans le roman de John Steinbeck « Les raisins de la colère ». Le contexte de crise économique et sociale des années 30 aux Etats-Unis y est abordé à travers la situation d’une famille de paysans. Chassés de leurs terres par les banques après qu’une gigantesque tempête de sable ait détruit leur récolte, ils partent avec ce qu’il leurs reste à la recherche d’un travail et d’une situation meilleure.
Cet exode est aussi celui de milliers d’autres familles qui, dans leur errance, subissent l’exploitation de leur misère et l’injustice. A l’origine, destiné à être écrit sous formes d’articles de journaux, cette histoire devint pour Steinbeck l’objet de ce roman « Les raisins de la colère ».
De quoi et en quoi « les Raisins de la colère » nous parle-t-il aujourd’hui ? Pourquoi cette histoire est celle de l’injustice qu’engendre le capitalisme ? Pourquoi la promesse de l’émancipation est-elle ce qui anime ce livre ? Peut-on parler d’humanisme à son propos et dans quel sens ? Ce sont les question que nous avons posées à Claude Le Fustec, maître de conférence à l’université de Rennes 2, enseignante-chercheur en littérature américaine. Nous l’avons rencontrée au lycée Chateaubriand à Rennes.

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