DSCN2519Extrait de la Chronique N°562 :
« Trente ans de « quelque chose » qui pénètre le style de vie. La voilà servie. Longue aventure singulière. En voici en quelque sorte l’éloge :

« Le singulier n’est pas nécessairement l’exceptionnel. Singulier peut être ce à quoi nous avons affaire chaque jour et que nous subsumons en général sous quelque généralité, laquelle à son tour perdant son caractère d’universalité est ramenée au singulier, à l’habituel.
La part d’importance qui revient au singulier, son excellence, se détache sur un fonds plus universel et général. Le singulier tout à la fois se dessine sur ce fond et le marque, parfois décisivement. » (Kostas Axelos -en quête de l’impensé ).

Trente ans, on biche. Qui l’eût dit ? »

Depuis le 28 février – jour anniversaire des 30 ans en 2013-, rajoutons-lui aujourd’hui le temps écoulé. Oh, ça biche encore mieux.

Bon, cette singularité se raconte un peu au fil de ces Chroniques-ci:
Brest, « Mémoires vives ».
35 ans !
« Palabres ».
En Résonances et Logosphère.
Journal de Diffusion.
Souvenir de Jacques Sauvageot.
L’été des métamorphoses
Chroniques.
« Est-ce que pierres peuvent penser? »
« Champs d’ondes comme un lit ».
« Mémoire vivante du passé et projet d’un avenir valorisé »
Match après match depuis trente ans, l’éloge du ballon rond.
Et nul ne l’oblige à se taire. Elle chante la terre.
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Tenez ! J’ajoute. Pour marquer le coup des trente ans de radio, nous avons acquis d’occasion, dans son jus, cette grosse vieille table de mixage (voir photo ci-dessus). Trente ans d’âge. Que Romain a déshabillé entièrement pour lui redonner une nouvelle fraîcheur. Et en re-qualifier le son. Le tout fait maison.

Durant trente ans nous avons fonctionné avec deux fois rien, deux voire trois petites tables bas de gamme mises bout à bout devenues souffreteuses. Pas fameux ! Mais bon, efficace quand même. Bilan : l’utopie s’est concrétisée. En se la jouant mollo. Faut dire aussi qu’à l’époque au regard d’un budget ric-rac, l’équipement d’une régie radio n’était pas donné.

Pour le service rendu -on est quand même à l’écoute de nos auditeurs- et à l’heure du wi-fi, entre acquérir un matériel de dernier cri technologique et numérique – avec son odeur de pharmacie qui ne nous emballait pas plus que ça -, et ce vieil outil tout en métal et bois apparemment périmé, obsolète et démodé, qui pèse une tonne, imprégné avant décapage de l’odeur de clope, de café et de breuvage alcoolisé, où tout est mécanique et donc analogique, nous avons opté délibérément pour la récupération. Le futur en somme.

Car primo, sommes sûrs que sa marge de durabilité est a minima illimitée; deuxio, parce que cette régie son a une belle histoire. Singulière. Attachante. Voyez-vous même. Ayant fait commerce du son du côté de Morlaix. De plain-pied dans la réalité. Pour une impressionnante liste de concerts en salle tels que ceux de « Noir Désir, La Mano Negra, Art Blackey (photo), Justice, Rita Mitsouko, Bérurier Noir… Près d’un millier de groupes se sont succédés « . Comme encore ceux d’Eddy Louis et d’ « Archie Schepp (photo), d’une extraordinaire simplicité » -ce qui nous touche ici particulièrement. Ceci, j’imagine, dans la chaleur moite d’une scène obscure comme le sont les discothèques.

Apparemment elle ne fut pas itinérante, manipulée en tout lieux musicaux, de fête et de liberté, entre picole et rigole par une quantité de paluches, de bras et d’épaules obligatoirement bien charpentées. Donc vécue en vadrouille bien des aventures, non. Elle accompagna du beau monde, elle, au Coatelan, dans le saint des saints scénique breton ! Club mythique des années 1980-1990. Eh bien, nous l’accueillons désormais en un autre chantier de construction sonore, un studio radio, un incubateur de talents (voir pour les derniers en date, Fleuves et Auden).

Voici donc du singulier. Celui-là étant le nôtre.

D.D